La CSSCT du 8 septembre a notamment porté sur la charge de travail, la hausse des troubles émotionnels, l’évolution des moyens de sécurité depuis 2018 et les conséquences du projet CIRCE sur les SPR et FLS.
Délégation CFE-CGC : Marie-Anne Lelait, Florence Moureau, Sophie Sarlin, Olivier Guérin.
📌 Informations générales
Deux rendez-vous ont été annoncés :
- la journée « Changer de regard sur l’inclusion », organisée le 6 octobre ;
- un exercice PUI, programmé le 13 octobre.
⚠️ LCPC : une situation qui reste préoccupante
Les tensions au LCPC demeurent un sujet de préoccupation. Le recours à une expertise, soutenu par la hiérarchie du DEC, sera soumis au vote du CSE du 30 septembre. La CFE-CGC sera particulièrement attentive aux suites données à cette démarche et à la prise en compte des conditions de travail de tous les salariés concernés.
🏥 SPECA : quel avenir pour le suivi de certains salariés CEA ?
La convention d’hébergement du SPECA (Service de prévention des entreprises de Cadarache) est actuellement en cours de renouvellement. Elle ne serait toutefois plus conclue à titre gratuit. Cette évolution pourrait conduire le SPECA à déménager. Une question reste alors posée : quelles conséquences pour le suivi assuré par le SPECA auprès des quelques salariés CEA actuellement concernés ?
La CFE-CGC demande que la continuité de ce suivi soit garantie.
📊 Sécurité : des évolutions importantes à objectiver
D’après le dernier bilan SSCT, entre 2018 et 2025, le nombre d’installations CEA a augmenté de 10, tandis que les effectifs ont évolué de la manière suivante :
- +7 Chefs d’Installation ;
- –2 Ingénieurs Sécurité ;
- +1 Animateur Sécurité.
Au regard de ces évolutions, la CFE-CGC a demandé qu’une présentation détaillée soit inscrite à l’ordre du jour d’une prochaine CSSCT, afin de disposer d’une vision précise de l’évolution des charges, des responsabilités et des moyens consacrés à la sécurité, notamment pour les Ingénieurs Sécurité d’Installation.
🚪 Fermeture d’août : pourquoi imposer des congés ?
La période de fermeture d’une semaine en août a également suscité des interrogations.
Selon les éléments présentés en CSSCT, le nombre d’entrées sur le site n’a été que deux fois inférieur à celui constaté les autres jours. La Direction explique ces entrées par le maintien de l’activité de l’INBS-PN, la présence de chantiers et l’intervention d’entreprises extérieures.
Cette situation interroge la pertinence de l’imposition de congés aux salariés CEA pendant cette période de fermeture.
🧠 Accidents du travail : une hausse des troubles émotionnels
La CSSCT a fait état d’une augmentation des troubles émotionnels déclarés au cours des deux derniers mois. Certaines personnes ne sont pas arrêtées mais se trouvent néanmoins dans une situation de grande difficulté.
Plusieurs situations préoccupantes ont également été évoquées :
- des salariés sont en arrêt maladie sans déclarer d’accident du travail ;
- certains posent des congés afin d’éviter de venir travailler dans une ambiance qu’ils vivent comme toxique.
🔎 Charge de travail : ne pas limiter l’analyse aux cas individuels
L’exemple de la situation du RSSI de la DIMP, actuellement en arrêt, a également été évoquée car la charge de travail demandée est inadaptée. La direction a indiqué que la situation était prise en charge par le management et les RH, avec pour objectif de réduire cette charge.
Pour la CFE-CGC, cette situation doit toutefois conduire à s’interroger plus largement sur l’organisation du travail.
Les résultats du questionnaire EVREST (Bienvenue sur le site EVREST – Evolution et relation en santé travail) doivent notamment être exploités pour identifier d’éventuels problèmes collectifs. Lorsqu’un salarié se retrouve avec un volume de tâches excessif, il ne s’agit pas uniquement d’une situation individuelle : cela peut révéler un problème d’organisation du travail.
🏗️ CIRCE : des conséquences concrètes, notamment pour les équipes SPR et FLS
Plusieurs scénarios ont été étudiés en 2025 et 2026, le CEA ne peut absorber le surcoût de plusieurs millions d’euros associé à certaines configurations. Compte tenu notamment des exigences relatives notamment à la sécurisation et à la tenue au séisme, le périmètre du projet a été revu.
La configuration retenue maintient notamment :
- le PCDL noyau dur dans sa configuration nominale ;
- le GEF noyau dur ;
- certains équipements dans le hangar noyau dur ;
- le rapatriement du PCS dans le noyau dur.
L’objectif est de garantir le commandement en situation de crise sur le centre, tout en optimisant la réponse opérationnelle et en réévaluant les moyens affectés aux missions en situation de SND (Séisme Noyau Dur).
Concrètement, cette évolution entraîne notamment une réduction de l’hébergement et de l’entreposage des moyens techniques d’intervention sur CIRCE.
L’impact sur les équipes SPR et FLS a été évoqué, mais ne peut être détaillé ici. Contactez-nous pour davantage d’informations.
📍 Le positionnement de la CFE-CGC
La CFE-CGC considère que l’amélioration des conditions matérielles ne peut pas compenser à elle seule les contraintes organisationnelles nouvelles induites par CIRCE.
Le projet devait intégrer les besoins opérationnels de la FLS ; or, dans sa configuration actuelle, c’est finalement l’organisation de la FLS qui semble devoir s’adapter aux contraintes du projet. Cette évolution suscite une forte déception.
Plus largement, la CFE-CGC demande que les conséquences humaines et organisationnelles des évolutions du site soient systématiquement évaluées, et pas uniquement au travers de situations individuelles. La hausse des troubles émotionnels, les problématiques de charge de travail et les évolutions importantes des effectifs de sécurité nécessitent des analyses collectives, documentées et suivies dans le temps.
